Exploration de la souffrance psychique dans le cadre d’une demande d’aide médicale à mourir

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Exploration souffrance psychique aide médicale à mourir

Groupe de recherche sur la souffrance psychique et l’AMM Département de psychiatrie, CHUM et CRCHUM

Mona Gupta, M.D., CM, FRCPC, Ph.D.
Psychiatre, CHUM
Chercheuse régulière, Centre de recherche du CHUM  Professeure agrégée de clinique, Université de Montréal

Jacynthe Rivest, M.D., FRCPC, M.A. (cand.)
Psychiatre, CHUM
Chercheuse investigateur, Centre de recherche du CHUM Professeure adjointe de clinique, Université de Montréal

Suzanne Leclair, M.D., RCPC
Psychiatre, CHUM
Chef du Service de psychiatrie consultation-liaison Département de psychiatrie du CHUM
Professeure adjointe de clinique, Université de Montréal

Samuel Blouin, Ph.D. (cand.)
Département de sociologie, Université de Montréal ISSRC, Université de Lausanne
Boursier Vanier et Boursier Trudeau 2016

Marc Chammas, M.D., FRCPC
Médecin-résident en formation complémentaire Service de psychiatrie consultation-liaison Département de psychiatrie du CHUM

Préface

La Loi concernant les soins de fin de vie (RLRQ, c. S-32.0001) (ci-après appelée la Loi 2), entrée en vigueur le 10 décembre 2015, a légalisé pour la première fois l’aide médicale à mourir (ci-après appelée AMM) au Québec. Bien que cette loi soit le résultat de plusieurs années de débats politiques et de consultations publiques, l’introduction de l’AMM sur le terrain clinique soulève une série de questions. Parmi celles-ci figure l’exigence qu’une personne doit éprouver des souffrances physiques ou psychiques constantes et insupportables pour être admissible à l’AMM. Qu’est-ce que la souffrance psychique exactement? Comment détermine-t-on que cette souffrance est insupportable? La Loi 2 représente une occasion pour les membres de la profession médicale de réfléchir collectivement à ces enjeux complexes.
Le présent document est le produit d’une collaboration spontanée entre le Collège des médecins du Québec (CMQ) et notre groupe de recherche du CHUM qui souhaitait participer à cette réflexion en offrant une perspective psychiatrique à nos collègues d’autres domaines de pratique. Ce travail se veut une première proposition pour faire face aux questions difficiles que soulève l’évaluation de la souffrance psychique. Nous reconnaissons que ce travail devra se poursuivre au fur et à mesure que la compréhension de ces enjeux évoluera avec le temps et l’expérience. Nous espérons qu’il s’agisse de la première d’une série de discussions sur les façons dont l’AMM peut être administrée en tirant le meilleur parti des connaissances et des compétences des médecins en vue de servir l’intérêt public.

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