Le département

Le Département de psychiatrie de l’Université de Montréal regroupe plus de 328 professeurs qui enseignent à environ 250 étudiants en médecine ou externes et 65 résidents du programme de spécialisation. Ils enseignent aussi, dans le programme des sciences biomédicales, option Sciences psychiatriques, à plus de 40 étudiants à la maîtrise ou au doctorat. Le département compte en outre des chercheurs répartis dans différents lieux aussi bien en recherche clinique, épidémiologique ou fondamentale qu’en sciences humaines. Le Département de psychiatrie a une importance fondamentale dans la formation des psychiatres du Québec, puisque pendant plus d’une décennie un psychiatre sur deux formé au Québec était passé par le Département de psychiatrie de l’Université de Montréal.

 

Rapport annuel

2017-2018

Dr François Lespérance, directeur du Département

Voici mon premier bilan en tant que directeur de notre nouveau département de psychiatrie et d’addictologie 2017-2018.

Je vous invite d’abord à lire les rapports des directeurs adjoints et responsables de nos missions d’enseignement et de recherche. Vous remarquerez  à leur lecture les efforts consentis par l’équipe de direction et l’ensemble de nos professeurs dans la réalisation de nos missions d’enseignement et de recherche ainsi que des défis qui nous attendent.

A – Bilan des priorités et actions 2017-2018

1. Être plus présents et actifs en recherche

  1. Création d’un comité de la recherche et des études supérieures, lieu d’échange sur les activités de nos chercheurs dans les Centres de recherche, de partage d’opportunités de collaboration et de discussions sur les nouveaux recrutements et nominations des chercheurs.
  2. Soutenir le développement de carrière de recherche de psychiatres par plusieurs actions spécifiques et d’autres, plus stratégiques : améliorer l’exposition à la recherche au sein du programme de résidence; identifier les thématiques cliniques prioritaires; améliorer notre soutien financier en début de carrière grâce à des partenariats entre le département universitaire, les départements cliniques et les centres de recherche.
  3. Amorcer des discussions sur les thématiques cliniques à haut potentiel de recherche clinique. Paul Lespérance coordonne les efforts de rapprochement entre les secteurs d’excellence et l’innovation clinique, que je souhaiterais voir s’intensifier et se diversifier. (voir rapport)
  4. Tenir davantage compte des masses critiques existantes dans nos priorités de recrutements et être plus explicites sur nos besoins et nos priorités.
  5. Accélérer notre développement en recherche utilisant l’intelligence artificielle et l’apprentissage profond. Le programme de l’assemblée reflète cette priorité, ainsi que notre implication dans l’organisation du 1er symposium sur les applications de l’intelligence artificielle en médecine. (https://medecine.umontreal.ca/calendrier/1er-symposium-applications-de-lintelligence-artificielle-medecine-iam-de-faculte-de-medecine/).

2. Revoir le processus de recrutement des professeurs de clinique.

Frédéric Millaud a bien résumé les modifications de ce processus.

  1. Nous avons procédé à une révision des critères de nomination du poste d’adjoint de clinique
  2. La responsabilité de l’approbation des fellowships, engagements des chargés d’enseignement clinique, de nominations et renouvellements des adjoints de clinique a été transférée aux comités auxquels participent les chefs de département et chefs de services concernés. Nous estimons que le recrutement et le cheminement professoral seront de cette façon plus serrés.

3. Améliorer notre offre en enseignement aux études supérieures

Nos professeurs donnent des cours et encadrent fréquemment des étudiants aux études supérieures dans les programmes d’autres départements.  Un autre objectif est d’approfondir les collaborations avec les départements de neurosciences, psychologie, psychoéducation et criminologie pour améliorer et optimiser l’offre en enseignement, mettre en valeur les expertises de nos chercheurs et attirer des étudiants dans nos programmes. Il n’y a pas actuellement de coordination structurée entre les directeurs des programmes aux études supérieures pour le développement de nouveaux cours, ni des mécanismes pour encourager la mise en commun des compétences des professeurs. D’ailleurs, cet enjeu fait l’objet de discussions au sein de l’Université avec l’initiative stratégique La vie repensée. La richesse des expertises de l’Université de Montréal en santé mentale, neurosciences cognitives et toxicomanie est une opportunité de maillage en recherche et en enseignement qui profiterait à tous.  Je prévois mettre sur pied un sous-comité du CODES  cet automne pour conduire une analyse de l’offre d’enseignement dans les programmes de ces départements et proposer des pistes de collaboration.

4. Soutenir la croissance du programme de la résidence et se préparer à l’implantation des compétences par conception.

Anne-Marie Bouchard, Simon Poirier et les membres du comité de programme ont porté une attention particulière à l’évolution de l’offre de stages, en particulier pour les R1 et R2, dans le contexte de la croissance des effectifs de résidents, la réorganisation des CIUSSS et la séparation CHUM-HND et l’arrivée anticipée des infirmières praticiennes spécialisées en santé mentale en formation. Nous sommes conscients que la supervision clinique des externes, des résidents et des IPS-SM combinée à la pression clinique et les changements organisationnels ont fortement sollicité les professeurs de clinique. Nous espérons une stabilisation de ce côté au cours des prochaines années. Nous ne pourrons toutefois faire l’économie de la réforme du Collège royal des compétences par conception. Il en sera abondamment question lors de l’assemblée. L’externat sera aussi happé par cette réforme pédagogique des compétences par conception qui sollicitera tous nos professeurs cliniciens.

5. Adapter notre gouvernance aux missions et enjeux actuels

J’ai modifié notablement les compositions et les mandats des comités du Département. Ces informations sont disponibles sur le site web (https://psychiatrie.umontreal.ca/departement/comites). L’objectif était de faire plus de place à la recherche, de favoriser le partage des informations entre chefs de département en ce qui concerne les recrutements et nominations et d’impliquer des patients partenaires dans nos processus décisionnels. Conscient du temps requis pour se déplacer pour des réunions à l’Université, toutes les réunions du département seront maintenant accessibles via l’application de web conférence ZOOM.

B – Actions et enjeux pour la prochaine année

Outre la poursuite des actions ci-dessus décrites, quelques enjeux devront recevoir une attention plus soutenue.

  1. Évolution du projet Haïti.Évolution du projet Haïti.

Les Facultés de médecine de l’Université de Montréal et de l’Université Laval projettent de collaborer plus intensément avec l’Université d’État d’Haïti à une refonte de son programme pré-gradué. La nomination d’Hans Lamarre en tant que directeur du département de santé mentale de cette université est une opportunité pour notre département d’approfondir son engagement en Haïti.

2. Soutenir le développement des surspécialités psychiatriques

Il faut améliorer l’accès à l’expertise en psychiatrie de l’enfance et de l’adolescence, en psychiatrie légale et en gérontopsychiatrie. Nous espérons que l’augmentation substantielle du nombre de résidents en psychiatrie générale sera accompagnée bientôt aussi d’une augmentation significative des effectifs dans nos programmes de surspécialités. Nous anticipons une hausse des postes non comblés en pédopsychiatrie et considérant les tendances démographiques, il ne faudra pas tarder pour augmenter le nombre de psychiatres en mesure d’intervenir auprès des personnes âgées. La complexité grandissante des enjeux médico-légaux en 2e ligne créera sans doute un appel de candidats avec une formation surspécialisée en psychiatrie légale dans les départements des CIUSSS de notre réseau.

3. Devenir plus agile en se donnant une marge de manœuvre financière

Le budget du Département ne nous permet pas de soutenir certaines actions pourtant essentielles à notre développement : fellowship, établissement de jeunes chercheurs, soutien aux projets de recherche et d’érudition et aux présentations dans des congrès de résidents et d’étudiants aux études supérieures, soutien aux journées de la recherche et de l’enseignement, retraites annuelles du Département et des divisions, etc. J’estime que 50 000 $ par année ferait rapidement une différence dans notre vie académique. Je propose donc de lancer une campagne annuelle interne de financement, en visant un don moyen de 500 $ par année par professeur chez 30% des professeurs, ce qu’arrive à faire le département de chirurgie.

4. Être prêts pour les projets structurants (CRC, FCI, appels d’offres intersectoriels)

L’appui à nos chercheurs et à la recherche nécessite une vigie constante. En collaboration avec le vice-décanat à la recherche et au développement et les directeurs des Centres de recherche, je m’engage à soutenir et à faire cheminer les projets structurants de nos chercheurs.

5. Mettre en valeur les réalisations des professeurs et des étudiants

Le sentiment d’appartenance au Département universitaire se nourrit des petits gestes au quotidien, du plaisir de se rencontrer et de la fierté ressentie lorsque nos professeurs et étudiants se distinguent. Il faut prendre le temps de reconnaître ces efforts et ces succès. Outre les prix et distinctions que nous avons mentionnés au cours de l’année dans notre Psyconnections, j’aimerais souligner le prix Marque de reconnaissance pour l’excellence du travail clinique au quotidien de l’AMPQ reçu par Francine Morin, collègue estimée au CHUM. Finalement, je termine ce rapport en soulignant le travail exceptionnel d’Yvan Pelletier, qui a décidé de transférer l’exigeante responsabilité du cours MMD-1233 à Geneviève Létourneau en 2019.

Félicitations à tous nos professeurs, résidents et étudiants pour ces prix et distinctions :

  • Médaille de carrière de l’Université de Montréal pour Arthur Amyot
  • Chaire de recherche du Canada sur le stress humain (niveau 1) pour Sonia Lupien
  • Jacques-Yves Montplaisir a été nommé officier de l’Ordre national du Québec
  • Prix littéraire du gouverneur général 2017 pour Ouanessa Younsi
  • Prix pour le meilleur travail de synthèse de l’AMPQ pour Dre Caroline Guérin Thériault, résidente IV
  • Prix pour le meilleur travail de recherche de l’AMPQ pour Dre Dominique Elie, résidente V
  • Prix Excellence expertise et compétence du CHU Ste-Justine pour Patricia Gravel
  • Subventions IRSC : Graciela Pineyro, Mona Gupta, Patricia Conrod, Frederick Aardema
  • Bourse Daoussis pour Hanie Edalati/ prof. Patricia Conrod
  • Prix Gaumond pour meilleure affichée – Jérôme Ahmed Romain/prof. Amal Abdel-Baki
  • Prix meilleure présentation affichée – Catherine Raymond, Dominic Thibault, Olivier Percie du Sert
  • Étudiants-chercheurs étoiles FRQS – Josiane Bourque / prof. Patricia Conrod; Alexia Ostrolenk/ prof. Laurent Mottron; Simon Morand-Beaulieu / prof. Marc Lavoie; Andrée-Ann Baril / prof.  Nadia Gosselin
  • Article  de Dre Dominique Elie, résidente V, géronpsy «End-of-Life Care Preferences in Patients with Severe and Persistent Mental Illness and Chronic Medical Conditions: A Comparative Cross-Sectional Study» paru dans The American Journal of Geriatric Psychiatry.
  • Récipiendaires du concours des bourses du Programme en sciences biomédicales, option psychiatrie pour l’année 2017-2018:

Trois (3) étudiants de maîtrise : Cloé Blanchette-Carrière (bourse d’excellence), Maryam Mohamed El Gewely (bourse d’excellence), Wuilliam Lameo Djomo Djomo (bourse de recrutement)

Trois (3) étudiants de doctorat : Andrée-Ann Baril (bourse d’excellence), Stéphanie Grot (bourse d’excellence), Alexia Ostrolenk (bourse de recrutement)

Notre département est riche de la diversité des départements cliniques de ses institutions affiliées  et de ses centres de recherche. Mais il est surtout porté par le travail au quotidien de ses professeurs nourris de leurs échanges avec nos étudiants et de leurs rencontres avec leurs patients.  Et par ses découvertes et le transfert des connaissances, il contribue à l’amélioration de la prévention et le traitement des troubles mentaux de la population d’ici et d’ailleurs.

Dr Frédéric Millaud, directeur adjoint, Affaires professorales

Depuis l’arrivée du Dr Lespérance les demandes d’engagement (chargé d’enseignement) et  de nomination (au rang d’adjoint) sont traitées dans le Comité réseau clinique pour la psychiatrie adulte et dans les comités de pédopsychiatrie, gérontopsychiatrie et recherche pour les autres selon leur spécificité. Le CONOM a été dissout et le COPROM (Comité de promotion) est né. Ce comité s’occupe des promotions à l’agrégation et à la titularisation de nos professeurs.

Je tiens à féliciter tous nos nouveaux adjoints  et particulièrement nos 6 collègues promus à l’agrégation,  Dre Isabelle Paquette, Dr Beaudoin Forgeot d’Arc, Dre Monique Desjardins, Dre Laury Chamelian, Jean-François Pelletier, Frederick Aardema ainsi que Dre Amal Abdel-Baki promue à la titularisation.

Six (6) dossiers ont malheureusement été refusés à l’agrégation.

Vous trouverez ici-bas un tableau récapitulatif :

Renouvellements CEC 8
Renouvellements PAC 5
Renouvellements Profs associés 4
Engagements CEC 11
Nominations PAC 14
Nominations Profs associés 1
Promotions titulaire 1
Promotions PSO agrégé 1
Intégration 0
Octroi de permanence 0
Mises en poste 0
Fin de nomination 5
Promotions agrégation de clinique 4

Par ailleurs, nous avons révisé les critères de nomination au rang d’adjoint de clinique. Ceux qui auront complété une année de fellowship ou une maîtrise ou obtenu un diplôme de surspécialité (psychiatrie légale, pédopsychiatrie, gérontopsychiatrie) seront d’emblée nommés à ce titre, sauf exception. Nous avons aussi travaillé à la révision de la Grille utilisée pour les nominations d’adjoint de clinique de façon à aider les autres candidats à bien orienter leur carrière académique et présenter de bons dossiers, recevables par la Faculté de médecine.

Je rappellerai enfin qu’il est utile d’avoir dès le début de carrière une idée assez précise des critères exigés par l’Université pour franchir les différentes étapes du cursus universitaire et bâtir un dossier en conséquence.

Dr Paul Lespérance, directeur adjoint, Innovation clinique et réseau

Au cours de la dernière année, le département universitaire a identifié, comme d’autres, certains secteurs prioritaires où une amorce de conversation plus formelle entre divers cliniciens, enseignants, chercheurs, administrateurs, etc. est pertinente, au-delà des structures existantes. Plusieurs domaines de la psychiatrie et de l’addictologie ont des forums communs universitaires (programme de gérontopsychiatrie, de pédopsychiatrie, de psychiatrie légale ; division de gérontopsychiatrie, division de pédopsychiatrie, comité de toxicomanie, comité des psychothérapie, comité de la recherche, comité de programme élargi (enseignement)) facilitant une mise en commun, discussion, collaboration, comparaison (bench-mark).

Ce type de forums est absent de plusieurs domaines importants collectivement.

Il ne s’agit pas d’une liste exhaustive.

  • Continuum jeunesse-adulte (12-25)

Le continuum jeunesse ne se limite pas aux interfaces des premiers épisodes psychotiques (incluant MAB sévère), mais les demandes ministérielles (PIPEP) appuient l’urgence de créer un forum commun, qui puisse exprimer notre vision, notre sous culture clinique et académique. La direction croit que la discussion académique est aussi très importante. Une présentation/discussion a d’ailleurs eu lieu lors de la réunion annuelle de la division de pédopsychiatrie, ce 2 février 2018.

Une première réunion, organisée le 13 avril 2018 par l’Association des cliniques de premiers épisodes a eu lieu la semaine dernière, où étaient invités des membres de la pédopsychiatrie et à laquelle je participais aussi.

  • Les techniques de traitements biologiques des cas réfractaires (neuromodulation, ECT, autres)

Au-delà des mécanismes ou difficultés d’accès, un certain retard se creuse déjà avec nos voisins ontariens et européens notamment en recherche clinique par exemple, facilité par leur concentration des ressources et des expertises. Nous disposons de certains avantages telle une reconnaissance dans la rémunération par la RAMQ, mais les défis budgétaires (acquisition d’appareils, du personnel) bousculent les habitudes. Il n’y a pas de budget d’investissement en technologie en psychiatrie (développement et non rehaussement au plan budgétaire ce qui est un monde de différence).

Un premier groupe (Laval, Trois-Rivières, CIUSSS de l’Est, CHUM) a amorcé des discussions pour valider l’intérêt, partager les plans de développement en cours. Il est suggéré que le CIUSSS du Centre-Sud, du Nord et Ste-Justine se joignent.

Une prochaine réunion est prévue fin juin 2018.

  • Les troubles relationnels

Il est proposé de former un comité pour ce secteur d’activité important, tant au plan clinique qu’en enseignement. Il est proposé aussi d’intégrer les questions de continuum jeunesse-adulte dans les objectifs du comité.

  • Les nouvelles technologies d’information, big data, intelligence artificielle

Il y aura une présentation spécifique pour interpeller la communauté départementale universitaire lors de cette journée. Je dirige ce comité sur l’IA.

Des approches et du démarchage ont été faits à plusieurs niveaux depuis l’été 2017, auxquels je participe. Ce comité a par la suite été formé par notre directeur pour définir certaines actions prioritaires : établir notre niveau d’activités actuels dans ces domaines et qui sont les acteurs-clés, définir un plan de développement en recherche qui tient compte des opportunités facultaires et de l’Université de Montréal en particulier IVADO, (https://ivado.ca), de l’écosystème de Montréal.

Il est probable que ce domaine affectera non seulement les connaissances, mais il affectera aussi notre enseignement, nos outils et nos interventions cliniques.

Le département a ainsi déjà contribué au programme scientifique du symposium sur les applications de l’IA en médecine, qui se tiendra le 4 et 5 mai 2018, dont un cours 101 sur l’IA le 3 mai en soirée. (https://medecine.umontreal.ca/calendrier/1st-symposium-on-the-applications-of-artificial-intelligence-in-medicine-aim-of-the-faculty-of-medicine/). Le département contribue largement à une session de 3 heures commune avec les neurosciences, et plusieurs des présentateurs d’aujourd’hui y seront. C’est un chercheur invité par le département qui fera la conférence keynote de cette session, Dr Robb Rutledge du University College  London (https://www.robbrutledge.com). Il y a là un souhait de nous positionner tactiquement et de faciliter le réseautage.

  • Déploiement Zoom – outil de vidéoconférences et e-learning

Dans le cadre de mes responsabilités, j’ai fait une évaluation des plates-formes disponibles pour à la fois pour le e-learning et les conférences/réunions web à l’Université. J’ai notamment testé de nouveau Adobe Connect que j’avais utilisé dans le passé et Join.me. J’ai choisi Zoom, notamment parce que le prix éducationnel est particulièrement avantageux.

On a déjà notre page personnalisée : https://psychiatrieumontreal.zoom.us. Allez voir.

Le département souhaite faciliter les divers forums de discussions et la présence aux réunions administratives et académiques de façon efficiente. Il est évident que les déplacements, compte tenu des distances et des horaires chargés de tous ne facilitent pas la présence et la persévérance. Sans être obligatoire ou mur-à-mur, avoir cette option sera un atout.

Jean Séguin, PhD, directeur adjoint, Recherche

Fonction du comité : lieu d’échanges – d’information et de consultation portant sur la recherche et la formation à la recherche.

Composition :

Restructuration et refonte des comités de la recherche et des études supérieures

 Avant :

Le comité de la recherche était en liaison avec les grandes thématiques départementales et les comités du Département (CODES, Programme de résidence, pédopsychiatrie, gérontopsychiatrie, étudiants, résidents, CONOM, addictologie/toxicomanie) – et les rencontres et mises à jour se faisaient lors des réunions de l’exécutif et du Conseil départementaux.

 Maintenant :

Présence du directeur adjoint à la recherche maintenue à l’exécutif, mais les réunions intègrent enseignement-recherche avec ces instances ainsi que les milieux de recherche principaux :

Directeur du département – Lespérance, François

Directeur adjoint, innovation et soins cliniques –  Lespérance Paul

Directeur adjoint recherche, CHUSJ et recherche, division pédo – Séguin, Jean

Directeur CR CIUSSS Est – Stéphane Guay

Responsable de la recherche CR CIUSSS Nord – Godbout, Roger

Responsable de la recherche CR CHUM – Jutras-Aswad, Didier

Responsable de la recherche CR Pinel – Crocker, Anne

Directrice du CODES  – Abdel-Baki, Amal

Responsable de la formation de recherche des résidents  – Forgeot d’Arc, Baudouin

Représentant étudiants cycle supérieur  – Camille Arbaud et Violaine Mongeau

Représentant ARPUM résidents cycles supérieurs  – Charbonneau, Geneviève

Représentant ARPUM sous-comités recherche  – Gil, Olivier

Patient partenaire de la recherche  – Dumez, Vincent

Mandat nouveau :

  • Planifier et implanter les priorités de développement de la recherche et des études supérieures ;
  • Coordonner le recrutement des professeurs avec profil  recherche ;
  • Coordonner le fonctionnement des comités de mentorat ;
  • Émettre un avis sur la nomination ou la promotion d’un professeur avec profil  recherche ;
  • Promouvoir le rayonnement des chercheurs ;
  • Soutenir le mise sur pied de nouvelles Chaires de recherche ;
  • Favoriser la collaboration entre les chercheurs ;
  • Superviser le fonctionnement du CODES ;
  • Poursuivre le développement du microprogramme psychiatrie et société ;
  • Organiser la journée annuelle de la recherche.

Développement d’un cadre pour faciliter la formation des résidents à la recherche– travail d’érudition – modèle « sport-étude » – attrait, soutien, rétention

Affaires professorales : Recrutements de nouveaux chercheurs PSO (première nomination), affiliés (de l’UdeM) et associés (hors UdeM), et leur renouvellement, ainsi que les demandes de nos professeurs-chercheurs à s’associer avec un autre département ou université.

Planification stratégique des recrutements de professeurs : Discussions et décisions d’appui des candidatures.

Réunions 4 fois par année :  26 septembre 2017, 7 novembre 2017, 13 février 2017, 10 avril, 2017

Planification de la Journée annuelle de la recherche 4 octobre 2018  – déplacée au printemps à partir de 2019.

Lien facultaire :

Représentation du Département au Comité conseil de la recherche facultaire – 4 fois par année. Fonction du CCR : lieu d’échanges – d’information et de consultation. Composition : Vice décanat médecine, vice-rectorat recherche-valorisation, directions départementales, directions scientifiques des centres affiliés à la Faculté de médecine.

  • Priorités d’autres départements et centres de recherche ;
  • Soutien à la carrière de recherche, aux subventions et infrastructures ;
  • Concours des organismes subventionnaires et autres ;
  • Interventions auprès des organismes ;
  • Vue globale : Projets individuels non-discutés ;
  • État des recrutements facultaires.

La vie repensée. Appui au directeur qui fait partie de ce comité du vice-rectorat mené par Julie Carrier : Cycle de vie – vue d’ensemble « universitaire » pour identifier forces et besoins de développement de la recherche et de l’enseignement en psychiatrie, psychologie, neurosciences et autres en fonction des piliers de l’Université de Montréal.

Le Département avait entrepris de sa propre initiative un exercice visant à harmoniser et arrimer l’offre de cours en psychoéducation, psychologie, criminologie, neurosciences et autres.

Quelques nouvelles :

Première rencontre avec des professeurs chercheurs lors de Journée de la recherche de septembre 2017 – définir priorités pour les années à venir – importance de l’IA.

Appui à la recherche du « Centre Excellence sur le partenariat avec les patients et le public » : https://ceppp.ca/fr/

Fonds IRSC volet Projet – Frederick Aardema, Patricia Conrod, Mona Gupta, Graciela Pineyro – succès malgré difficultés de cet organisme.

Sonia Lupien obtient une Chaire de recherche du Canada en 2017, devient présidente de l’ISPNE (International Society for Psychoneuroendocrinology) et rencontre le Dalai Lama en 2018.

Anne Crocker présidente de l’International Association of Forensic Mental Health Services.

Et il y en a bien d’autres…

Dre Anne-Marie Bouchard, directrice adjointe, Programme de résidence

Le programme de résidence en psychiatrie a eu sa dernière visite d’agrément en novembre 2014 : il a alors obtenu un agrément complet. Une mini-visite interne eut lieu en mars 2017 et la prochaine visite régulière est prévue au printemps 2021 ; cette visite s’effectuera en fonction d’un nouveau système d’agrément.

Le programme de résidence fonctionne selon un organigramme bien établi, qui compte un Comité de programme, 7 Sous-comités et 7 Groupes de travail. Au cours de la dernière année, il a accueilli avec grand plaisir la nomination du Dr Simon Poirier à titre de Directeur adjoint.

Le Comité de programme s’est en partie renouvelé au cours de la dernière année, suite aux fins de mandat de plusieurs coordonnateurs locaux de la résidence. Les Drs Jose Luis Fabian, Nathalie Shamlian, Stéphane Proulx et Chantale Bouchard ont quitté leur poste ; ils ont été remplacés respectivement par les Drs Pierre Rochette, Rahel Wolde-Giorghis, Anne Boudreau et Gabrielle Cyr. Nous avons également accueilli la Dre Jacynthe Rivest à titre de coordonnatrice locale pour le NCHUM.

Depuis les deux dernières années, le programme a vu son nombre de postes pour les résidents 1 augmenter de façon substantielle (15 postes en 2016, 18 postes en 2017 et 19 postes en 2018). Cette augmentation est liée à l’identification de la psychiatrie comme spécialité à recrutement prioritaire par le Ministère de la santé. Soulignons que ces augmentations de postes ont préalablement fait l’objet de discussions  au sein du Comité de programme afin de s’assurer que nos milieux d’enseignement avaient es capacités d’accueil suffisantes. Le programme de résidence compte actuellement 84 résidents.

Soulignons que cette augmentation du nombre de résidents combinée à la réorganisation de nos centres hospitaliers en CIUSSS, ont imposé une réorganisation des stages aux résidents juniors dans l’ensemble des milieux de stages.

Afin d’assurer un suivi étroit de l’ensemble des résidents, la direction du programme rencontre chaque cohorte à raison de deux fois par an. La direction rencontre également individuellement tous les résidents 3 afin de dresser un bilan de leur progression et de les soutenir en regard de leur planification de carrière.

Un nouveau groupe de travail a été mis sur pied et s’est vu confié le mandat de revoir l’offre de cours aux résidents, tant sur le plan des contenus que des formats pédagogiques. Dans un premier temps, ce groupe s’est consacré à la refonte des cours aux résidents juniors. Une nouvelle grille de cours a été développée ; elle est actuellement en cours d’implantation. Soulignons que certains cours de cette nouvelle grille sont donnés conjointement à nos résidents et aux infirmières praticiennes spécialisées en santé mentale (IPS). Aussi, le groupe de travail amorcera sous peu la révision de l’offre de cours aux résidents séniors.

Les sous-comités de psychothérapie et de la recherche ont été particulièrement actifs au cours de la dernière année.

Le sous-comité de psychothérapie, sous la responsabilité du Dr Robin Ouellet, a développé une fiche d’évaluation  pour la supervision de psychothérapie, incluant l’évaluation d’habiletés fondamentales en psychothérapie mais aussi celles d’habiletés spécifiques selon les modèles  de psychothérapie. Il a également créé un guide de psychothérapie visant à orienter les résidents dans l’amorce de leurs suivis longitudinaux en psychothérapie.

Le sous-comité de la recherche travaille quant à lui à développer des outils visant à mieux orienter, structurer et soutenir les résidents dans le cadre de leurs activités de recherche. Il travaille également à définir le cadre du Projet d’érudition, exigence du CRMCC pour l’ensemble des résidents inscrits dans un programme d’études médicales postdoctorales. Ce sous-comité est sous la responsabilité du Dr Baudoin Forgeot d’Arc.

Outre l’ensemble de ses activités, le programme doit se préparer à un important virage au cours des prochaines années, soit l’implantation de la Compétence par conception. Des travaux en ce sens ont été amorcés au Comité de spécialité de psychiatrie du CRMCC, ainsi que par le Sous-comité de travail de l’enseignement et de l’évaluation des compétences CanMEDS.

En terminant, nous tenons à remercier toutes personnes qui contribuent de près ou de loin à la mission du programme de résidence. Merci aux résidents, aux membres des comités et des groupes de travail et à l’ensemble des professeurs qui s’impliquent auprès des résidents. Et un merci tout spécial à Mme Sonia Bellefleur, adjointe administrative au programme.

Dr François Trottier Duclos, président ARPUM

Faits saillants 2017-2018

Pour les résidents, l’année 2017-2018 fut d’abord et avant tout marquée par les répercussions des nombreux changements organisationnels découlant de la restructuration en CIUSSS, mais également par l’ouverture d’un nouveau milieu de stage, le nouveau CHUM. Plusieurs résidents ont été sollicités pour participer à la restructuration des stages et activités cliniques ou pour fournir une rétroaction quant aux nouvelles modalités mises en place. De plus, cette année fut la première où les nouveaux cours au juniorat ont été dispensés, tout en intégrant les infirmières spécialisées en santé mentale. Au terme de cette première année, les résidents participeront à la bonification de cette offre de cours. Au niveau hospitalier, l’ARPUM a souhaité que les résidents soient davantage impliqués dans les instances administratives. Les principaux milieux de stage ont accepté que les assistants-résidents coordonnateurs soient progressivement invités aux comités décisionnels des centres hospitaliers et que les résidents soient invités aux retraites départementales. Les résidents pourront ainsi contribuer davantage au développement de l’organisation des services cliniques de leurs milieux de stage.

La FMC 2017, organisée par Dre Marissa Tardif R3 et Dr Rémy Lagacé R3, a accueilli Dr Anthony Bateman et a permis de réunir plus de 200 résidents, professionnels et médecins pour deux journées de formation portant sur la thérapie basée sur la mentalisation.

Projets 2018-2019

Pour 2018-2019, l’ARPUM souhaiterait voir plusieurs projets être développés, citons notamment la bonification des activités de bien-être lors des retraites de l’ARPUM, dont une demi-journée est maintenant obligatoire. Nous souhaiterions augmenter et structurer les échanges avec le GIPSY et poursuivre les activités sociales permettant de créer un sentiment d’appartenance au programme de résidence. Nous collaborerons avec le programme au développement des approches par compétence, de la réforme des cours au séniorat, l’élaboration du projet d’érudition et l’intégration des pairs-aidants au sein de notre formation. Nous collaborerons également au développement et au maintien de la contribution des résidents au partenariat avec le département de psychiatrie d’Haïti.

Dre Marie-Andrée Bruneau, directrice adjointe, Division de gérontopsychiatrie

Suite au changement de direction départementale, la Division de gérontopsychiatrie a revu la constitution de son comité de division qui est désormais formée de :

De plus, la mission et les mandats ont été révisés :

1.    Directeur de division – Bruneau, Marie-Andrée

2.    Directeur du programme de surspécialité – Paquette, Isabelle

3.    Chef de service du CIUSSS de l’Est – Létourneau, Geneviève

4.    Chef de service du CIUSSS du Nord – Shamlian, Nathalie

5.    Chef de service de l’IUGM/ CIUSSS Centre Sud – Clerc, Doris

6.    Représentant gérontopsychiatrie du CHUM/Hôpital Notre-Dame et responsable du bloc de cours R3 – Léveillé, Guy

7.    Responsable de la formation de recherche – Lungu, Ovidiu

8.    Représentant CAGP et responsable projets de développement – Vasil, Nancy

9.    Un représentant des résidents de  surspécialité – Chalifoux, Francesca

10.  Un représentant de l’ARPUM – Lauzier, Anabel

Mission :

Coordination de la mission académique et du développement professoral en gérontopsychiatrie au sein du département de psychiatrie

Mandats:

  1. Assurer un leadership quant à la préservation et promotion des services cliniques en gérontopsychiatrie
  2. Favoriser le recrutement universitaire en gérontopsychiatrie dans les CIUSSS de l’Université de Montréal
  3. Assurer la coordination des ressources professorales au programme de surspécialité ainsi qu’à l’enseignement de la gérontopsychiatrie au niveau résidence et pré-gradué.
  4. Assurer la coordination et l’optimisation des stages en gérontopsychiatrie
  5. Assurer la coordination des blocs de cours en gérontopsychiatrie du programme de psychiatrie et de gérontopsychiatrie
  6. Synchroniser l’offre d’enseignement en gérontopsychiatrie avec le développement des nouveaux jalons CANMED
  7. Soutenir le corps professoral dans ses différentes fonctions
  8. Favoriser le développement de la recherche en gérontopsychiatrie
  9. Augmenter la visibilité académique de la division de gérontopsychiatrie
  10. Planifier une journée académique annuelle

Des objectifs pour les 4 prochaines années ont été discutés :

1. Organisation des Soins 

  1. Assurer un leadership quant à la préservation et promotion des services cliniques en gérontopsychiatrie
  2. Favoriser le recrutement universitaire en gérontopsychiatrie dans les CIUSSS de l’Université de Montréal
  3. Assurer la représentativité de l’Université de Montréal, la circulation de l’information et la promotion des enjeux de la division de gérontopsychiatrie de l’Université de Montréal au sein d’organismes provinciaux, canadiens et internationaux (AMPQ, CAGP, IPA, CCSMH)
  4. Collaborer à la réflexion et à l’organisation clinique de grands projets cliniques québécois (plan Alzheimer Québec, mise en place de l’Hôpital Notre-Dame)
  5. Développer des liens, amorcer des discussions avec la SQG, SPGLF afin de réfléchir à l’organisation d’une Académie savante promouvant les enjeux des soins spécialisés aux personnes âgées.

2. Enseignement :

    1. Augmenter l’exposition à la gérontopsychiatrie aux niveaux externat et pré-gradué
    2. Explorer la possibilité d’augmenter l’offre de stage à option en gérontopsychiatrie
    3. Débuter une réflexion quant à une offre de cours aux études supérieures, sciences biomédicales, option psychiatrie : «Santé mentale et vieillissement»
    4. Synchroniser l’offre d’enseignement en gérontopsychiatrie avec le développement des nouveaux jalons CANMED
    5. Encourager les vocations précocément afin de recruter la relève
    • Optimiser l’offre de stage au niveau R1 soit le stage d’initiation à la recherche en gérontopsychiatrie et développer un profil gérontopsychiatrie clinique R1
    • Assurer une activité d’échange sur la surspécialité au niveau R3
    • Assurer un mentorat actif pour les recrues éventuelles

    3. Recherche :

    a. Favoriser le développement de la recherche en gérontopsychiatrie :

    • Favoriser le recrutement de professeurs chercheurs de renom en gérontopsychiatrie
    • Développer des projets multi-sites qui favorisent la collaboration des cliniciens chercheurs
    • Maintenir des liens de collaboration au sein du RQRV et CCNA
    • Développer des projets d’évaluation des soins en gérontopsychiatrie afin augmenter les connaissances evidence-based quant à la plus-value des soins surspécialisés

    4. Diffusion de l’expertise :

    a. Augmenter la visibilité académique de la division de gérontopsychiatrie :

    • Développer un Cours de revision en gérontopsychiatrie pour les médecins de famille, psychiatres généraux et professionnels de la santé.
    • Explorer la possibilité de développer un programme de formation en e-learning en gérontopsychiatrie
    • Planifier une journée de formation annuelle.
    • Réfléchir à l’organisation d’une série de conférences grand public sur la santé mentale des aînés.
    • Proposer un numéro spécial de la Revue santé mentale au Québec ou via les publications de l’IUGM sur la gérontopsychiatrie

    Une tournée des milieux cliniques a été effectué par la directrice de division. Un bilan des effectifs et des services cliniques a été actualisé. Actuellement, 4 gérontopsychiatres travaillent au CIUSSS Centre-Sud, 5 au CIUSSS du Nord et 8 (IUSMM) et 2 psychiatres à mi-temps en géronto (HMR) au CIUSSS de l’Est. Par 10000 de population de plus de 65 ans, ceci constitue un ratio de 1,05 gérontopsychiatre par 10000 personne âgée pour le CIUSSS du Centre-Sud, 0,7 pour le CIUSSS du Nord et 1,16 pour le CIUSSS de l’Est. Cinq départs à la retraite sont envisagés dans les 5 prochaines années. Un recrutement (sans surspécialité reconnue) est prévu au CIUSSS du Nord et un dans le CIUSSS de Laval.

    Par comparaison, la CCSMH recommande un mimimum de 1,5 gérontopsychiatre par 10000 personnes âgées pour couvrir l’hospitalisation et les services ambulatoires (incluant la consultation en CHSLD), n’incluant pas le développement de services cliniques additionnels ni les tâches d’enseignement.

    En raison de ce faible ratio, une des priorités de la division est de promouvoir la formation de gérontopsychiatres et le recrutement dans le réseau de l’Université de Montréal. Des représentations sont faites en ce sens par la directrice de division afin de promouvoir des PREM spécifique auprès de l’AMPQ, du MSSS et des recrutements planifiés et prioritaires auprès de la table des chefs de départements de psychiatrie de l’Université de Montréal. Des activités de mentorat auprès de nos résidents en surspécialité sont prévues. La nouvelle directive du département au fait que le diplôme de surspécialité soit reconnu comme formation complémentaire suffisante pour être recruté au sein du département sera facilitante. Ainsi, les objectifs de la division se concentrent pour le moment sur les points 1 et 2 soit l’organisation des soins et l’enseignement.

    Avec un stage obligatoire aux résidents 3 de 6 mois (avec des cohortes grandissantes), les stages du programme de surspécialité, les stages optionnels en gérontopsychiatrie et l’enseignement également aux résidents de médecine familiale et gériatrie, ainsi qu’aux IPS, le corps professoral est à la limite de sa capacité d’accueil.

    Des enjeux spécifiques touchent la gérontopsychiatrie depuis l’organisation en CIUSSS. Effectivement, le clivage des programmes et des responsabilités concernant la santé mentale des personnes âgées entre SAPA et Santé mentale crée des difficultés d’organisation et de représentativité de ces enjeux dans certains CIUSSS. La pression clinique occasionnée par la clientèle avec Troubles neurocognitifs majeurs entraine des difficultés liées à l’organisation actuelle des soins.

    Le programme de surspécialité en gérontopsychiatrie a désormais 2 graduées (les 2 premières au Québec). Deux résidentes sont actuellement dans le programme et 2 autres débuteront en juillet 2018. Le programme a organisé 2 journées académiques où ont été effectuées des activités de Journal Club, séminaire d’éthique, cas complexe, présentation de recherche et revue de littérature. Un séminaire de cours théoriques est aussi offert. La directrice de programme est très impliquée dans les activités du programme de psychiatrie et du Collège Royal. Elle est disponible et très appréciée des résidents. Une première visite d’agrément interne a été effectuée et réussie avec brio.

    En plus des activités académiques du programme, la division travaille sur l’organisation d’un curriculum de cours aux IPS. Une révision du curriculum de cours aux R3 est prévue. Une journée académique de division est également en organisation pour décembre 2018. Nous avons de plus amorcé des démarches pour la rédaction d’un livre sur la santé mentale des aînés, via les Éditions de l’IUGM (CIUSSS CSM). Certains membres de la division sont présents sur les comités de l’AMPQ, et de l’Académie canadienne de gérontopsychiatrie, du Collège Royal, ce qui permet une cohésion et un partage d’information sur les enjeux prioritaires. Des échanges sont en cours afin de formaliser des partenariats avec la Société de Psychogériatrie de Langue Française et la Société Québécoise de Gériatrie.

    Dre Leila Ben Amor, directrice adjointe, Division de pédopsychiatrie

    En collaboration avec les autres comités du Département de psychiatrie et d’addictologie, le comité de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent a pour mandat de :

    • Favoriser la collaboration entre les établissements du réseau de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent de l’UdeM ;
    • Discuter des expertises cliniques, d’enseignement et de recherche en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent pour répondre à notre mandat clinique, d’enseignement et de recherche et y favoriser l’excellence et l’innovation ;
    • Planifier et coordonner le recrutement des professeurs de clinique en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent ;
    • Discuter des nominations et renouvellements des professeurs de clinique en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent.

    Il est composé de :

    Directrice-adjointe, psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent – Ben Amor, Leila

    Responsable académique, CIUSSS du Nord – Abadie, Pascale

    Représentante de l’ARPUM – Caron, Geneviève

    Chef de Département de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, CIUSSS du Nord – Collette, Sébastien

    Chef de Service de pédopsychiatrie, CIUSSS de l’Est – Di Nicola, Vincenzo

    Chef de Service de pédopsychiatrie, IPPM – Gignac, Martin

    Directrice, Programme de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent – Larrivée, Marie-Pier

    Directeur, Département de psychiatrie et d’addictologie – Lespérance, François

    Directeur-adjoint Recherche, Département de psychiatrie et d’addictologie – Séguin, Jean

    Responsable académique CHU Ste-Justine – Vadnais, Majorie

    Chef de département, CHU Ste-Justine – (à déterminer)

    Patient partenaire – (à déterminer)

    Au cours de l’année académique 2017-2018, le comité s’est réuni trois fois et a discuté de divers aspects concernant les enjeux de la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent dans le réseau de l’UdeM, en particulier :

    • Le mandat et la composition du comité ;
    • Les critères de recrutement et de nomination des professeurs en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent ;
    • Les enjeux de la pénurie de psychiatres de l’enfant et de l’adolescent dans les milieux cliniques et son impact sur la mission académique ;
    • Les enjeux de développement académique en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à l’UdeM ;
    • Les priorités de développement académique pour l’organisation clinique des services pour les jeunes de 12 à 25 ans.

    Une première tournée des milieux cliniques par la directrice adjointe de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent a permis de mieux comprendre les forces et les défis des différents milieux cliniques et académiques. Une deuxième tournée avec le directeur de Département et la directrice adjointe a permis des échanges autour des  nouvelles du Département, surtout les critères de recrutement en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent. Ces tournées ont permis de riches  discussions sur les enjeux académiques et les perspectives des développements avec l’ensemble du corps professoral.

    Une journée scientifique de pédopsychiatrie a été organisée le 2 février par le comité.

    Dr Mark Hanson, professeur de pédopsychiatrie au Sick Kids a été invité pour présenter les enjeux en termes de ressources humaines avec le début de la surspécialité en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent du Collège royal.

    Les chefs de départements et de services cliniques de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent ont présenté l’état actuel des milieux en termes d’effectifs médicaux, de recherche et d’enseignement.

    La responsable du Programme de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent a présenté l’état actuel de la surspécialité.

    Un groupe de spécialistes des différents milieux ont présenté et discuté les visions et développements dans le domaine des programmes pour le premier épisode psychotique chez les 12 à 25 ans au sein du Département.

    Les récipiendaires de la bourse Daoussis en recherche en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent ont présenté les résultats de leurs travaux.

    Dr Félix-Antoine Bérubé, directeur adjoint, Externat

    Le Département de psychiatrie et d’addictologie de l’Université de Montréal est responsable, conjointement avec la Direction de l’Externat, du stage obligatoire de psychiatrie, et indirectement des stages à option, qui sont également sous la gestion de Jean-François Gobeil. Voici dans un premier temps les activités tenues en 2017-2018, puis les projets pour l’année académique 2018-2019.

    Réalisations en 2017-2018 :

    La formule des ARC a été revisitée, améliorée selon l’avis de plusieurs, et le nombre total de stations doit diminuer. Dans le stage de psychiatrie on parle d’une diminution de 16 à 10 stations. La refonte des ARC en pédopsychiatrie est complétée. Celle pour les adultes est bien avancée et devrait être complétée d’ici l’été au plus tard, mais avant cela pour une bonne partie des stations. Dès lors que cette refonte se termine, le nombre total de stations dans la partie adulte du stage obligatoire de psychiatrie, passera de 10 à 6. La formule a été revisitée considérablement et j’encourage les personnes qui administrent les vignettes ARC à se former en ligne sur le site du CPASS.

    Les examens formatifs ont été réinstaurés dans tous les stages obligatoires, alors que pour le stage de médecine interne il existe un examen sanctionnel, dont la passation est une condition pour réussir le stage. Comme en psychiatrie il s’agit d’un test formatif, nous recommandons qu’il soit fait avec les étudiants à la mi-stage, puis corrigé en groupe. Bien que déjà apprécié dans sa forme actuelle, l’examen est appelé à être mis à jour et un groupe de travail œuvre déjà à mettre en place de nouvelles questions, davantage aux normes du type de questions posées dans les examens du CMC.

    Afin d’éviter que les enjeux propres à la gérontopsychiatrie soient systématiquement ignorés ou passent en second lieu, un(e) gérontopsychiatre est maintenant invité(e) à se joindre au comité de l’Externat en psychiatrie, pour y siéger plusieurs fois par année. Dr Geneviève Létourneau a accepté d’occuper ce rôle.

    Dans l’idée de se préparer à une transition vers un cursus davantage inspiré de la notion de compétences par conception, le Pod Psy qui permettait d’observer un étudiant en situation d’entrevue psychiatrique et ensuite dans la réalisation de son examen mental, a été remplacé par l’activité professionnelle confiable (APC) 1. On peut retrouver le formulaire de l’APC 1 sur l’Internet à l’adresse : https://md.umontreal.ca/, sous l’onglet professeurs.

    La documentation des ED2, auparavant effectuée sur la plateforme ENA par les étudiants, est maintenant remplacée par un nouvel outil qui fonctionne avec MEDSIS. Il s’agit d’un journal de bord qui permet à l’étudiant de consigner les situations cliniques qu’il rencontre au fil de son stage. Il est entendu que l’étudiant imprime ce journal de bord à la mi-stage et que les patrons comparent les situations cliniques rencontrées jusqu’ici avec la liste de situations cliniques considérées comme un minimum à rencontrer dans le stage de six semaines. Si on voit qu’il y a des lacunes importantes, on suggère alors d’amener des correctifs dans l’exposition de l’étudiant en stage, pour s’assurer qu’il sera exposé à l’ensemble des situations cliniques. La liste de situations cliniques qui doivent être minimalement couverte dans le stage se trouve également à : https://md.umontreal.ca/, toujours sous l’onglet professeurs.

    Projets pour 2018-2019 :

    La dernière refonte du codex remonte à 2014. Le projet actuellement est de réviser chacun des textes qui s’y retrouvent et de les mettre à jour lorsque nécessaire. Nous visons également que la majorité des textes se retrouvant dans le codex puissent aussi être accessibles via la plateforme ENA, par des liens qui, via l’utilisation du proxy de l’Université de Montréal, permettent d’avoir accès aux textes en version numérique. Ainsi, les étudiants conserveront le choix d’acheter un codex papier ou encore de se référer aux différents articles qu’ils jugent pertinents, à partir des liens disponibles en ligne via la plateforme ENA.

    Comme les nouveaux ARC, en particulier ceux faits pour les adultes, seront en rodage, nous collecterons toute l’année le feedback des professeurs et des étudiants afin de les bonifier.

    Plusieurs des milieux de stage ont vécu des changements structurels dans la foulée des fusions rendues nécessaires par la Loi 10. Cela entraîne des changements dans plusieurs milieux de stage, avec émergence de nouveaux milieux potentiellement intéressants pour les étudiants, mais aussi d’autres milieux dont la capacité d’accueil est réduite. Plusieurs de ces transformations devraient avoir lieu au courant de l’année 2018-2019 et feront l’objet des travaux du comité, afin d’en minimiser l’impact négatif et surtout d’en exploiter au maximum les potentialités dans l’enseignement aux Externes.

    Enfin, une partie des activités reliées à l’Externat, notamment les ARC, feront dorénavant aussi partie du cursus de nos futures collègues infirmières praticiennes en santé mentale, qui vont également se retrouver dans les mêmes lieux de stage que nos Externes. Cette cohabitation est à aménager pour qu’elle soit fructueuse pour toutes et pour tous.

    Pour toute question supplémentaire, vous pouvez me contacter directement.

    Dr Amal Abdel-Baki, directrice adjointe, Cycles supérieures

    Comité des études supérieures (CODES)

    Le comité des études supérieures (CODES) a pour mandat de gérer l’option sciences psychiatriques des programmes de maîtrise et de doctorat du programme de sciences biomédicales. À ce titre, il doit, entre autres, approuver les demandes d’admission à l’option, encadrer les étudiants inscrits, assurer la qualité des cours du sigle PST offerts à la maîtrise et au doctorat par le Département de psychiatrie, et gérer les concours de bourses sous la responsabilité du département.

    Membres du CODES :

    Amal Abdel-Baki   – Responsable du CODES

    Frederick Aardema – Responsable des étudiants à la maîtrise en sciences psychiatriques

    Patricia Conrod  – Responsable des cours MSc et PhD

    David Luck – Responsable de la gestion de l’octroi des bourses

    Jean-François Pelletier – Responsable des étudiants au doctorat en sciences psychiatriques

    Au CODES, globalement les étudiants sont satisfaits de leur formation et performent bien. Il y a 16 étudiants inscrits dans le programme de doctorat et 25 au programme de maîtrise. Six résidents de psychiatrie font partie du programme Sciences biomédicales option psychiatrique.

    Pour l’année académique 2017-2018, nos étudiants se sont vus décerner de nombreux prix et distinctions.

    Les lauréats du concours Étudiants-chercheurs étoiles FRQS 2017-2018.

    • Josiane Bourque, étudiante au doctorat en psychiatrie. Directrice de recherche : Patricia Conrod. Publication primée : Functional Neuroimaging Predictors of Self-Reported Psychotic Symptoms in Adolescents et publiée dans : American Journal of Psychiatry.
    • Alexia Ostrolenk, étudiante au doctorat en psychiatrie. Directeur de recherche : Laurent Mottron. Publication primée : Hyperlexia: Systematic review, neurocognitive modelling, and outcome et publiée dans : Neuroscience & Biobehavioral Reviews.
    • Simon Morand-Beaulieu, étudiant au doctorat en neurosciences. Directeur de recherche : Marc Lavoie. Publication primée : The puzzling question of inhibitory control in Tourette syndrome: A meta-analysis et publiée dans : Neuroscience & Biobehavioral Reviews.
    • Andrée-Ann Baril, étudiante au doctorat en psychiatrie. Directrice de recherche: Nadia Gosselin. Publication primée : Gray Matter Hypertrophy and Thickening with Obstructive Sleep Apnea in Middle-aged and Older Adults et publiée dans : American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine.

    Récipiendaires du concours des bourses du Programme en sciences biomédicales, option psychiatrie pour l’année 2017-2018

    Trois (3) étudiants de maîtrise :

    •     Cloé Blanchette-Carrière (bourse d’excellence)
    •     Maryam Mohamed El Gewely (bourse d’excellence)
    •     Wuilliam Lameo Djomo Djomo (bourse de recrutement)

    Trois (3) étudiants de doctorat :

    •    Andrée-Ann Baril (bourse d’excellence)
    •     Stéphanie Grot (bourse d’excellence)
    •     Alexia Ostrolenk (bourse de recrutement)

    De 3 nouveaux prix d’excellence complémentaires à ceux déjà offerts pour les étudiants en recherche viseront les résidents impliqués en recherche et les étudiants aux études supérieures dans le but d’encourager les étudiants à contribuer au rayonnement et au transfert de connaissance (par l’écriture) et à augmenter les chances d’obtenir des bourses en début de parcours (pour faciliter l’obtention de bourses par des organismes subventionnaires par la suite).

    En plus de contribuer à créer des liens avec d’autres départements pour optimiser l’offre d’enseignement, tel que discuté et proposé par Dr Lespérance, nous poursuivrons le travail entamé par le CODES sous la direction d’Aline Drapeau pour s’assurer que l’offre de cours réponde bien aux besoins des étudiants et utilise diverses méthodes pédagogiques, qu’on évite les redondances et que les cours se complètent bien et couvrent bien les aspects requis par la formation des étudiants.

    Une réflexion au CODES a mené à la constatation qu’un canevas pour standardiser un peu plus l’encadrement aux études supérieures des étudiants (pour clarifier les attentes et responsabilités de part et d’autres et faciliter/simplifier le processus de parrainage) pourrait être utile, comme c’est d’ailleurs le cas dans plusieurs programmes.  La FESP en lien avec FAECUM travaille à repenser les guides et exigences en ce sens et en lien avec les possibilités du marché du travail et des opportunités d’études plus poussées par la suite.

    Dr Yvan Pelletier, responsable cours MMD - 1223

    Le cours de Sciences psychiques (MMD1233) se déroule à chaque année de la fin mars à la fin avril. Durant la dernière année environ 28 groupes d’APP (Apprentissage Par Problème) ont été formés à Montréal et 5 à Trois-Rivières pour environ 285 étudiants et ce  grâce à des professeurs en provenance surtout du PAP, de IUSMM, CHUM (HND) et évidemment de la grande région de Trois-Rivières. Ces tuteurs ont animés 8 rencontres d’environ 8 étudiants chacun pourtant sur les sujets retenus en première année de médecine soit :

    • Les troubles neurocognitifs
    • Les troubles obsessionnels-compulsifs
    • Les troubles liés à l’usage de substances
    • Les troubles de la personnalité
    • Les troubles de l’humeur
    • Les psychoses
    • Les troubles anxieux
    • Les troubles de l’humeur
    • La pédopsychiatrie
    • Les troubles de la sphère psychosomatique
    • Les troubles alimentaires

    À ces groupes d’APP, les étudiants ont aussi droit à quelques cours magistraux portant sur :

    • Le DSM5 (Dr Louis Morissette)
    • L’examen mental (Dr Yvan Pelletier)
    • L’addictologie (Dr Michel Brabant)
    • La psychopharmacologie (Dr Pierre Landry)
    • Les psychothérapies (Dr Yvan Pelletier)
    • La psychothérapie de soutien (Dr Yvan Pelletier)
    • Le suicide (DR Yvan Pelletier)
    • La dangerosité (Dr Jocelyne Breault)

    Le cours est très des étudiants de façon générale et les commentaires sont très élogieux.

    Les changements à apporter à ce cours , qui sera pris en charge par Dre Geneviève Létourneau consisterait en :

    • Révision du cahier du tuteur
    • Revue des cours magistraux
    • Implication d’un patient partenaire au sein du Comité de cours
    • Permettre une meilleure diffusion par vidéo de patients réels pour mieux fixer l’attention des étudiants sur l’aspect concret des maladies mentales
    • Permettre une meilleure participation des pédopsychiatres à ce cours.

    À tous et à toutes un grand merci pour ces 18 années de pure bonheur.