Mot du directeur

Le Département de psychiatrie exerce sa mission d’enseignement à plusieurs endroits sur l’île de Montréal et en région grâce au Réseau universitaire intégré de santé de l’Université de Montréal. Les lieux principaux sont l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (anciennement Hôpital Louis-H. Lafontaine), l’Hôpital Rivière-des-Prairies et l’Institut Philippe-Pinel de Montréal. Ce dernier est à vocation nationale avec des missions relatives à l’enseignement, à la recherche et aux services cliniques en matière de psychiatrie légale. Le CHUM, l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal (pavillon Albert-Prévost), l’Institut de cardiologie de Montréal et, pour la pédopsychiatrie, le CHU Sainte-Justine et l’Hôpital Rivière-des-Prairies sont aussi des milieux de formation. Pour la gérontopsychiatrie s’ajoute l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal.

Le département offre trois programmes de surspécialisation : la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, la gérontopsychiatrie et la psychiatrie légale. Il est également engagé dans le programme de clinicien chercheur du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada en incitant à y participer des candidats susceptibles de devenir des cliniciens chercheurs de carrière.

La mission du Département de psychiatrie est double, puisqu’elle consiste à former à la fois des psychiatres qui exerceront au Québec et au Canada et des professeurs et chercheurs qui travailleront à l’Université de Montréal et dans d’autres facultés.

L’orientation du Département de psychiatrie est de favoriser l’intégration de ses professeurs dans l’application de compétences basées sur le croisement entre la clinique, l’enseignement (la pédagogie) et la recherche.

Orientation du département

orientation du département

Contrairement aux autres spécialités médicales qui se concentrent sur un organe – le cœur pour la cardiologie, les reins pour la néphrologie, le système nerveux pour la neurologie, l’objet de la psychiatrie est immatériel : c’est la psyché. L’évolution de la psychiatrie, au cours des années, s’est faite grâce à la contribution des sciences qui l’ont alimentée sur les plans biologique, psychique et social. Comme en témoigne son histoire, la psychiatrie n’est pas une science en vase clos, elle s’enrichit d’une variété d’apports externes; elle se définit par ses marges, ses franges. Ses sources d’inspiration sont issues aussi bien des sciences humaines que des sciences biologiques. Voilà pourquoi le psychiatre ne peut faire autrement que de garder un esprit ouvert sur les sciences contributives, tout en approfondissant un domaine précis.

L’évolution de la réflexion psychiatrique est très sensible aux courants de pensée et, à l’heure de la mondialisation, la psychiatrie québécoise peut se définir comme une jonction pragmatique des approches américaine et européenne, en plus d’apporter ses propres contributions. La psychiatrie américaine valorise beaucoup l’approche empirique basée sur les preuves, alors que la psychiatrie française s’appuie sur une longue tradition théorique et clinique bien équilibrée, particulièrement riche en descriptions sémiologiques.